NORMOGRIP ANTITUSSIF JUNIOR 10 SACHETS GRANULÉS POUR SOLUTION ORALE
Description
ACTION ET MÉCANISME
Ce médicament associe un analgésique/antipyrétique, un antihistaminique H1 et un antitussif. Le paracétamol exerce des effets analgésiques et antipyrétiques, probablement en inhibant la synthèse des prostaglandines dans le système nerveux central. La chlorphénamine agit comme un antagoniste des récepteurs H1 et muscariniques, soulageant les symptômes du rhume tels que les éternuements, le larmoiement et l'écoulement nasal. Enfin, le dextrométhorphane inhibe le centre de la toux.
AVERTISSEMENTS SPÉCIAUX
- Il est recommandé de surveiller le patient afin de déceler tout signe de maltraitance.
- Chez les patients traités par anticoagulants, il est recommandé de privilégier les traitements courts à faibles doses, en surveillant les paramètres de coagulation.
- Il convient d'éviter l'association de produits contenant du dextrométhorphane et d'antidépresseurs, en prévoyant un intervalle d'au moins 14 jours entre l'administration des deux médicaments.
- Un bilan hématologique est recommandé chez les patients traités par des doses élevées ou pendant des périodes prolongées.
- Il est conseillé de surveiller les taux de transaminases chez les patients suivant un traitement prolongé ou présentant un risque d'hépatotoxicité.
- En cas de surdosage, l'antidote spécifique du paracétamol est la N-acétylcystéine.
CONSEILS AUX PATIENTS
- Il est conseillé de boire beaucoup d'eau pendant le traitement, en évitant autant que possible la consommation de boissons alcoolisées.
- Tout changement de comportement ou d'humeur du patient doit être signalé au médecin.
- Il est recommandé de ne pas dépasser les doses journalières recommandées et d'éviter les traitements de plus de dix jours sans prescription médicale.
- Si les symptômes persistent ou s'aggravent après cinq jours, il est recommandé de consulter un médecin.
- Le médecin doit être informé de tous les médicaments que prend le patient, notamment dans le cas des antidépresseurs.
Les patients atteints de glaucome ou de rétention urinaire doivent en informer leur médecin avant de commencer le traitement.
Ce médicament peut altérer votre capacité à conduire. Évitez de conduire jusqu'à ce que vous soyez certain que le médicament n'a pas d'effet significatif sur vous.
CONTRE-INDICATIONS
- Hypersensibilité à l'un des composants du médicament, y compris les cas d'[ALLERGIE AU PARACÉTAMOL] ou d'[ALLERGIE AUX OPIOÏDES].
- [MALADIE DU HÉPATIQUE], telle que [INSUFFISANCE HÉPATIQUE] ou [HÉPATITE]. Le paracétamol peut provoquer une hépatotoxicité.
- [PORPHYRIE]. Les antihistaminiques H1 ne sont pas considérés comme sûrs chez les patients atteints de porphyrie.
- Patients sous traitement par antidépresseurs IMAO ou ISRS (voir Interactions).
ÂGE AVANCÉ
Les patients âgés peuvent être plus sensibles aux effets indésirables anticholinergiques (vertiges, sédation, confusion, hypotension, sécheresse buccale) de ce médicament ; il est donc recommandé de l'utiliser avec prudence et d'interrompre son administration si les effets indésirables ne sont pas tolérables.
EFFETS SUR LA CONDUITE
Ce traitement n'a pas d'effets significatifs sur l'aptitude à conduire. Toutefois, une somnolence peut survenir chez certains patients ; la prudence est donc de mise au volant.
GROSSESSE
Certains principes actifs de ce produit peuvent traverser la barrière placentaire. L’innocuité et l’efficacité de ce médicament chez la femme enceinte n’ont pas été évaluées ; par conséquent, son utilisation n’est pas recommandée, sauf en l’absence d’alternatives thérapeutiques plus sûres et si les bénéfices l’emportent sur les risques potentiels.
INDICATIONS
- Traitement symptomatique du [RHUME] et de la [GRIPPE] accompagnés de fièvre, de douleurs modérées, de maux de tête, de toux sèche, d'écoulement nasal et d'éternuements.
INTERACTIONS
Alcool éthylique. La consommation de boissons alcoolisées avec du paracétamol peut entraîner des lésions hépatiques. De plus, elle peut potentialiser les effets sédatifs de la chlorphénamine. Il est recommandé d'éviter toute consommation d'alcool pendant le traitement. Chez les alcooliques chroniques, la dose de paracétamol ne doit pas dépasser 2 g/24 heures.
- Antiarythmiques (amiodarone, quinidine). Des cas de toxicité du dextrométhorphane ont été rapportés lors de son association avec certains antiarythmiques.
Anticoagulants oraux. Dans de très rares cas, généralement à fortes doses, l'effet anticoagulant peut être potentialisé par l'inhibition, par le paracétamol, de la synthèse hépatique des facteurs de coagulation. Il est recommandé d'administrer la dose minimale efficace pendant la durée de traitement la plus courte possible et de surveiller l'INR.
Les anticholinergiques (médicaments antiparkinsoniens, antidépresseurs tricycliques, IMAO, neuroleptiques) peuvent potentialiser les effets anticholinergiques de la chlorphénamine ; cette association est donc à éviter.
— Les contraceptifs oraux. Ils pourraient augmenter la clairance plasmatique du paracétamol, diminuant ainsi ses effets.
Antidépresseurs (IMAO, ISRS). L’administration concomitante de dextrométhorphane et d’IMAO ou d’ISRS peut entraîner des effets indésirables graves, voire mortels. Il est recommandé d’éviter cette association et de ne pas administrer de dextrométhorphane avant un délai d’au moins 14 jours après la fin du traitement par l’antidépresseur.
- Charbon actif. Il peut adsorber le paracétamol, diminuant ainsi son absorption et ses effets pharmacologiques.
Le chloramphénicol pourrait potentialiser la toxicité du paracétamol, probablement en inhibant son métabolisme.
- Coxibs. Les coxibs peuvent augmenter les concentrations plasmatiques de dextrométhorphane.
Expectorants et mucolytiques. La suppression de la toux par le dextrométhorphane peut entraîner une obstruction pulmonaire en cas d'augmentation du volume ou de la fluidité des sécrétions bronchiques.
- Inducteurs enzymatiques. Des médicaments tels que les barbituriques, la carbamazépine, l'hydantoïne, l'isoniazide, la rifampicine ou la sulfinpyrazone peuvent induire le métabolisme du paracétamol, diminuant ainsi ses effets et augmentant le risque d'hépatotoxicité.
- Lamotrigine. Le paracétamol peut réduire les concentrations sériques de lamotrigine, entraînant une diminution de son effet thérapeutique.
- Propranolol. Le propranolol peut inhiber le métabolisme du paracétamol, entraînant des effets toxiques.
- Sédatifs (analgésiques opioïdes, barbituriques, benzodiazépines, antipsychotiques). L'administration concomitante de chlorphénamine et d'un sédatif pourrait potentialiser l'effet hypnotique.
- Zidovudine. Le paracétamol pourrait accélérer l'élimination de la zidovudine et en diminuer les effets.
LACTATION
Certains principes actifs de ce médicament sont excrétés dans le lait maternel ; il est donc recommandé aux femmes enceintes d'interrompre l'allaitement ou d'éviter d'utiliser ce médicament.
ENFANTS
L’innocuité et l’efficacité de ce médicament n’ont pas été évaluées chez les enfants de moins de 6 ans ; son utilisation n’est donc pas recommandée.
DIRECTIVES POUR UNE BONNE ADMINISTRATION
Dissoudre dans un demi-verre d'eau, puis ingérer.
Prise avec des aliments : La prise de ce médicament avec d’autres aliments ou boissons n’affecte pas son efficacité. Ne pas prendre avec du jus de pamplemousse ou d’orange ni avec des boissons alcoolisées.
POSOLOGIE
- Enfants:
* Enfants de 6 à 11 ans : 1 sachet/6 à 8 heures.
* Enfants de moins de 6 ans : L’innocuité et l’efficacité de ce médicament n’ont pas été évaluées.
Il ne faut pas dépasser les quatre doses quotidiennes.
PRÉCAUTIONS
- [INSUFFISANCE RÉNALE]. Une accumulation des principes actifs peut survenir. Les effets indésirables rénaux du paracétamol sont plus fréquents chez ces patients.
Les patients souffrant de glaucome, d'hyperplasie de la prostate, d'obstruction de la vessie, d'hypertension, d'arythmie cardiaque, de myasthénie, d'ulcère gastroduodénal sténosant ou d'occlusion intestinale peuvent être concernés. La chlorphénamine, de par ses effets anticholinergiques, pourrait aggraver ces affections.
Une toux persistante ou chronique, comme celle associée à l'asthme, à l'emphysème ou à la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), peut être aggravée par la chlorphénamine et le dextrométhorphane, en raison de l'augmentation de la viscosité des sécrétions et de l'inhibition de la toux. Des réactions bronchospastiques ont été rapportées lors de l'administration de paracétamol à des patients asthmatiques allergiques aux salicylates ; une prudence particulière est donc recommandée chez ces patients.
- [ÉPILEPSIE]. Certains antihistaminiques H1 ont été associés à l'apparition de crises d'épilepsie.
- [DYSCRAISIES SANGUINES]. Le paracétamol peut occasionnellement provoquer une [ANÉMIE], une [LEUCOPÉNIE] ou une [THROMBOCYTOPÉNIE]. Une extrême prudence est recommandée, en évitant un traitement prolongé. Des analyses sanguines régulières doivent être effectuées dans ces cas.
Hépatotoxicité. Le métabolisme du paracétamol peut produire des substances hépatotoxiques. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une atteinte hépatique préexistante (voir Contre-indications), et une extrême prudence est de mise chez ceux souffrant d'alcoolisme chronique ou présentant d'autres facteurs susceptibles de déclencher une hépatotoxicité. Un traitement prolongé doit être évité, et la dose ne doit pas dépasser 2 g/24 heures chez ces patients. De même, une surveillance des transaminases est recommandée, et le traitement doit être interrompu en cas d'augmentation significative.
Dépendance. Bien que très rares, des cas de dépendance aux produits contenant du dextrométhorphane ont été rapportés. Une extrême prudence est recommandée et les patients, en particulier les enfants, doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe d'abus.
- L'utilisation simultanée de plusieurs médicaments contenant du paracétamol peut entraîner un empoisonnement ; ce médicament ne doit donc pas être utilisé avec d'autres produits contenant du paracétamol.
PRÉCAUTIONS RELATIVES AUX EXCIPIENTS
Ce médicament contient du jaune orangé S (E129) comme excipient. Il peut provoquer des réactions de type allergique, notamment de l'asthme, en particulier chez les patients allergiques aux salicylates.
EFFETS INDÉSIRABLES
Troubles digestifs. Des effets anticholinergiques tels que nausées, vomissements, sécheresse buccale, diarrhée et constipation peuvent survenir. L'anorexie est moins fréquente.
- Hépatique. Occasionnellement, une [HÉPATOPATHIE] peut survenir avec ou sans [JAUNDE].
- Cardiovasculaire. [HYPOTENSION] chez les personnes âgées et [TACHYCARDIE].
- Neurologiques/psychologiques. L'effet indésirable le plus fréquent est la somnolence. Des réactions paradoxales d'excitabilité, avec nervosité et insomnie, peuvent également survenir, et sont particulièrement fréquentes chez les enfants et les personnes âgées.
- Appareil génito-urinaire. [RÉTENTION URINAIRE].
- Allergiques/dermatologiques. Rarement des [RÉACTIONS D'HYPERSENSIBILITÉ], avec [URTICAIRE], [ÉRUPTIONS CUTANÉES], [HYPERHIDROSE] et [RÉACTIONS DE PHOTOSENSIBILITÉ].
- Ophtalmologique. [MYDRIASIS], [VISION FLOUE], [HYPERTENSION OCULAIRE].
- Sanguine. [ANÉMIE], [ANÉMIE HÉMOLYTIQUE], [LEUCOPÉNIE] avec [NEUTROPÉNIE] ou [GRANULOCYTOPÉNIE], et [THROMBOCYTOPÉNIE].
- Métabolique. Rarement [HYPOGLYCÉMIE].
EFFETS INDÉSIRABLES LIÉS AUX EXCIPIENTS
Ce médicament contient du dioxyde de soufre. Il peut rarement provoquer des réactions d'hypersensibilité graves et un bronchospasme.
SURDOSE
Symptômes : Un surdosage de produits contenant du paracétamol constitue une intoxication très grave, potentiellement mortelle. Les symptômes peuvent ne pas apparaître immédiatement et se manifester jusqu’à trois jours plus tard. Ils peuvent inclure confusion, agitation, nervosité, irritabilité, vertiges, nausées, vomissements, perte d’appétit et atteinte hépatique. L’hépatotoxicité se manifeste généralement après 48 à 72 heures par des nausées, des vomissements, une anorexie, un malaise, une diaphorèse, un ictère, des douleurs abdominales, une diarrhée et une insuffisance hépatique.
Chez l'enfant, une somnolence et des anomalies de la démarche apparaissent également.
Dans les cas les plus graves, le patient peut décéder d'une nécrose hépatique ou d'une insuffisance rénale aiguë.
La dose toxique minimale de paracétamol est de 6 g chez l'adulte et de 100 mg/kg chez l'enfant. Les doses supérieures à 20-25 g de paracétamol peuvent être mortelles.
Outre les symptômes d'un surdosage de paracétamol, un surdosage de chlorphénamine peut entraîner des symptômes tels qu'une sédation profonde et des symptômes anticholinergiques. Un surdosage de dextrométhorphane ne provoque généralement pas de symptômes graves, bien qu'une sédation accrue soit à prévoir.
Traitement : En cas de surdosage, consultez immédiatement un médecin, car une intoxication au paracétamol peut être mortelle, même en l’absence de symptômes. Chez l’enfant, un diagnostic précoce est particulièrement important en raison de la gravité de l’intoxication et de la disponibilité d’un traitement.
Dans tous les cas, un lavage gastrique et une aspiration du contenu de l'estomac seront effectués en première intention, de préférence dans les quatre heures suivant l'ingestion. L'administration de charbon activé peut réduire la quantité absorbée.
Il existe un antidote spécifique à l'intoxication au paracétamol : la N-acétylcystéine. Il est recommandé d'administrer par voie intraveineuse une dose de 300 mg/kg de N-acétylcystéine, soit 1,5 ml/kg d'une solution aqueuse à 20 % de pH 6,5, sur une durée de 20 heures et 15 minutes, selon le schéma suivant :
- Adultes. Une dose de charge initiale de 150 mg/kg (0,75 ml/kg de solution à 20 %) sera administrée par injection intraveineuse lente sur 15 minutes, soit directement, soit diluée dans 200 ml de dextrose à 5 %.
Une dose d'entretien de 50 mg/kg (0,25 ml/kg de solution à 20 %) dans 500 ml de dextrose à 5 % sera ensuite administrée par perfusion intraveineuse lente sur 4 heures.
Enfin, 100 mg/kg (0,50 ml/kg de solution à 20 %) seront administrés dans 1000 ml de dextrose à 5 % par perfusion intraveineuse lente sur 20 heures.
Chez l'enfant, les mêmes quantités par unité de poids seront administrées que chez l'adulte, mais les volumes de dextrose devront être ajustés en fonction de l'âge et du poids de l'enfant afin d'éviter une congestion vasculaire.
L'antidote est plus efficace s'il est administré dans les 8 heures suivant l'ingestion. Son efficacité diminue ensuite progressivement et devient inefficace après 15 heures.
L'administration de N-acétylcystéine à 20 % peut être interrompue lorsque les taux de paracétamol dans le sang sont inférieurs à 200 µg/ml.
En plus de l'administration de l'antidote, un traitement symptomatique sera mis en place, et le patient sera placé sous surveillance clinique.
En cas d'hépatotoxicité, il est conseillé de réaliser un bilan hépatique et de le répéter toutes les 24 heures.
Caractéristiques
| Code produit | 585390 |
| Catégorie | Rhume & grippe Enfants, Santé des enfants |
| Gamme | Junior |
| Quantité | 10 |
| Type de produit | Granules |
| Livraison à partir de | Espagne |
NORMOGRIP ANTITUSSIF JUNIOR 10 SACHETS GRANULÉS POUR SOLUTION ORALE
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